La permaculture, c’est la contraction d’agriculture et de permanente. C’est un système de culture qui cherche à recréer des écosystèmes. Le but étant de les rendre harmonieux, productifs, autonomes, naturellement régénérés et respectueux de la nature et de tous ses habitants.

Avec sa femme Aurore, François Papineau étudie le sujet depuis plus de 10 ans maintenant. Ils ont une grande sensibilité écologique et ce projet leur semblait assez pertinent pour en faire un mode de vie.

Cultiver différemment

C’est à Bollezeele, un village des Flandres, que François et Aurore ont acheté leur maison il y a déjà plusieurs années. Au départ, le terrain était nu, le jardin peu arboré. Et c’est petit à petit et avec leurs connaissances de base qu’ils commenceront à créer un espace de verdure mais aussi de vie.

La permaculture, c’est aussi une façon de vivre. On tente de privilégier le zéro déchet et de vivre en autosuffisance.
Ils commenceront par faire des tests dans certaines zones de leur jardin. Par exemple, créer une petite mare qui sera délimitée par plusieurs types de barrages (avec des morceaux de tuiles, ou de la paille par exemple). En effet, plus les bordures de « zones » sont maximisées, plus l’écosystème évoluera.

Et en effet, François commencera par apercevoir des espèces d’insectes qu’ils n’avaient jamais vus. Ou encore, des libellules et des grenouilles qui cohabitent dans la petite mare.

Faire germer les idées

Seulement, le jardin est trop petit, et les ambitions de François et son épouse sont grandes. Il leur faut un plus bel espace. Un vrai et grand espace dans lequel ils pourront créer encore plus de zones. Encore plus d’écosystèmes.
Par chance, le terrain à côté de la maison, qui appartient à un agriculteur du village, est mis en vente. « Le terrain a failli être vendu à quelqu’un d’autre. Après quelques échanges et beaucoup de persuasion, on a pu l’acheter. On ne pouvait pas louper cette opportunité. »

Il y a deux ans, François et sa compagne font donc l’acquisition d’un terrain de 5500 mètres carrés. Leur objectif : créer à terme un lieu de production locale sur le village, respectueux de la nature.

Une passion à maitriser

En me faisant visiter ce bel endroit, François me détaille et me raconte chaque zone avec beaucoup de passion et d’intérêt pour le sujet. Comme autour de la petite mare, le terrain est divisé en plusieurs zones, et chaque zone est pensée pour apporter quelque chose, pour développer une culture et offrir un lieu de vie à un nouvel écosystème. «La permaculture, c’est de la patience. Car il faut beaucoup de temps de préparation pour qu’un terrain soit prêt avant de pouvoir le cultiver. »

Chaque élément, chaque plantation, chaque arbre, chaque endroit a une place stratégique, un rôle à jouer dans l’évolution de l’espace.

Le terrain est en forme de cuvette qui récupère l’eau du village. Cela aurait pu être problématique il y a quelques années, mais c’est en fait une vraie richesse pour le terrain aujourd’hui. Et afin de canaliser cette eau, un fossé a été créé tout autour.

Diviser pour mieux régner

La pâture est divisée en plusieurs secteurs distincts. Un potager, une serre, un espace avec arbres fruitiers et non fruitiers et une mare de presque 3 mètres de profondeur. Ici, on ne tond pas la pelouse partout, on laisse la nature prendre la place dont elle a besoin. Néanmoins, on crée quand même des zones de passage pour que la circulation soit possible. En plein milieu de cet espace,  on retrouve une énorme souche d’arbre déposée sur le sol. François me raconte qu’elle permet de nourrir le sol grâce à son réseau micellaire. En effet, chaque arbre, chaque souche dispose de sa propre composition de champignons qui se propage dans le sol et cela enrichit les arbres déjà plantés.

Un projet grandeur nature

L’ambition de François et Aurore, c’est de continuer à faire évoluer cet espace. Ils aimeraient également créer une serre bioclimatique (une serre qui stocke l’énergie solaire durant la journée et la restitue la nuit).
A l’heure actuelle, il est important de trouver des solutions durables et respectueuses de l’environnement en terme d’écologie. L’évolution climatique rend les cultures incertaines. C’est pourquoi, découvrir des modes de consommation alternatifs comme la permaculture, mais également des moyens de faire perdurer les écosystèmes et de protéger les différentes espèces animales nous permettront de nous remettre en question et de faire évoluer les mentalités.

mare permaculture bollezeele

Retrouvez plus d’info sur sa page inaturalist : Het-wilgenhof
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Retrouvez également l’univers professionnel de François Papineau dans un article dédié : Une carrière illustrée – Rencontre avec François Papineau, infographiste

1 commentaire

  1. […] Retrouvez également le projet écologique de François et sa femme Aurore, axé sur la permaculture dans l’article suivant : Parlons permaculture – Rencontre avec François Papineau […]

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